Dans cette lettre, le président de la République rappelle qu'il a demandé à M. Lamanda des propositions "d'adaptation de notre droit" susceptibles de réduire les risques de récidive de certains criminels déjà condamnés, sachant que le Conseil constitutionnel a interdit que la rétention de sûreté leur soit appliquée tel qu'initialement prévu dans le projet de loi.

"Derrières ces questions juridiques arides, c'est de drames humains dont il s'agit", ajoute M. Sarkozy, ce qui fait bondir le SM, qui fustige un "rappel perfide", "feignant d'oublier que ces 'questions juridiques' ne sont rien moins que le socle de notre Etat de droit".

"Face au contournement aussi clairement affiché de la Constitution par la présidence de la République, le SM tient à renouveler son indignation", poursuit le syndicat dans un communiqué.