Président???
Par fitz, mardi 26 février 2008 à 19:22 :: Politique et ethique :: rss
Nicolas Sarkozy fait son mea culpa, mardi 26 février, dans les colonnes du Parisien/ Aujourd'hui en France, au sujet de son comportement au salon de l'Agriculture, samedi, quand il a lancé un "casse-toi alors, pauvre con", à un visiteur (voir pécédent billet).
Des regrets du chef de l'Etat qui ont en fait été insérés par l'Elysée, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.
"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.
"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu."
Selon ce journaliste, qui a assisté à l'entretien, le président "n'avait pas exprimé le moindre regret" dans la matinée.
"En substance", le président "a exprimé qu'il a été victime d'une véritable provocation", et que "quand on le cherche, on le trouve", selon Dominique de Montvalon.
"Je pense que les choses ont mûri - on va dire ça gentiment - au cours de l'après-midi et en soirée à l'Elysée, en se disant qu'il fallait quand même aller jusqu'à exprimer des regrets", a estimé le responsable du Parisien.
Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.
Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, bien avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main.
"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a-t-il répondu lundi concernant cet épisode, capturé par une vidéo mise en ligne sur le site du quotidien, qui avait suscité moult commentaires de toute la classe politique pendant le week-end.
"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.
A l’issue de l’entretien, Nicolas Sarkozy «ose» un langage familier : «On ne va pas se casser la gueule, tous, là?» demande-t-il alors qu’il se trouve sur un balcon avec les lecteurs. Ces derniers en oublieraient presque qu’ils sont en compagnie du Président. Comme le rappelle Philippe Ridet dans «Le Monde» daté de lundi, Nicolas Sarkozy agit «comme si cette fonction était d'abord et avant tout un métier entre tous les autres qui s'offraient à lui: “Je peux faire avocat, je peux gagner de l'argent, avait-il confié un jour. Mais d'abord je fais président.”»
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.
Fatal error: Undefined class name 'allactu' in /homez.108/leparazi/www/themes/CristalGlass/post.php on line 113