Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée. Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, bien avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main.
"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a-t-il répondu lundi concernant cet épisode, capturé par une vidéo mise en ligne sur le site du quotidien, qui avait suscité moult commentaires de toute la classe politique pendant le week-end. "Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.
A l’issue de l’entretien, Nicolas Sarkozy «ose» un langage familier : «On ne va pas se casser la gueule, tous, là?» demande-t-il alors qu’il se trouve sur un balcon avec les lecteurs. Ces derniers en oublieraient presque qu’ils sont en compagnie du Président. Comme le rappelle Philippe Ridet dans «Le Monde» daté de lundi, Nicolas Sarkozy agit «comme si cette fonction était d'abord et avant tout un métier entre tous les autres qui s'offraient à lui: “Je peux faire avocat, je peux gagner de l'argent, avait-il confié un jour. Mais d'abord je fais président.”»