Si vous lisez les journaux, écoutez la radio ou regardez la télé, vous savez sans doute que les chefs d’Etat et de gouvernement vont signer cette semaine – le 13 décembre exactement – le « traité simplifié » adopté pour remplacer la « Constitution » européenne. Il est moins probable que vous sachiez que ce traité dit de Lisbonne n’a rien de simplifié puisque très rares sont les médias qui en ont fait une présentation différente de celle des communicants de l’Elysée. Et vous n’avez aucune chance de savoir que cette cérémonie se déroulera dans un monastère, sauf si vous lisez ce blog.

Il y a aussi deux faits que la plupart des consommateurs de temps de cerveau disponible ignorent : - ce traité est contesté ; - des responsables et des formations politiques, qui tous ne sont pas hostile à ce traité constitutionnel-bis, des associations mais aussi de syndicats, réclament que le peuple soit de nouveau consulté.

Tout simplement parce que la plupart des médias se gardent bien d’évoquer les critiques. Surtout quand celles-ci portent sur le fond du texte. Ils font aussi silence sur les mobilisations engagées contre le mode de ratification que veut imposer Nicolas Sarkozy. Et ignorent superbement le moyen dont disposent les parlementaires pour imposer à ce dernier le recours au référendum.

Le lancement de l’appel du Comité national pour un référendum n’a donné lieu qu’à une petite brève dans Le Monde. Presque rien ailleurs.

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