A paris, dimanche 17 juin, Lamine Dieng, un français de 25 ans est décédé selon les informations de la famille alors qu’il était entre les mains de la police. Huit jours plus tard cette famille ne connaît toujours pas les circonstances précises du décès.

A Lyon, lundi 18 juin Elmi Mohammed, français de 23 ans, lors d’un contrôle de policiers, s’est jeté dans la Saône et s’est noyé devant eux. La famille n’a été prévenue que 48 heures après, lorsqu’elle a reçu les papiers, les vêtements, la carte bancaire et le portable de la victime. Pour le MRAP, compte tenu des informations dont il dispose de la part de la famille, cette affaire relève incontestablement d’une non assistance à personne en danger, les policiers n’ayant ni tenté de le sauver, ni appelé les secours. Il s’interroge sur le fait qu’ils n’aient pas diligenter des recherches afin de retrouver le corps, qui n’a été découvert que vendredi 22 juin.

A Marseille, samedi 23 juin après-midi, un jeune des quartiers populaires a été renversé par un véhicule de police et est décédé.

Pour le MRAP ces trois faits, en une semaine, ne peuvent relever de faits divers et encore moins du hasard. Sans aucun doute, ces évènements ne sauraient être étrangers à une certaine politique visant à donner aux forces de police un blanc seing.

Le MRAP demande des explications à la ministre de l’Intérieur sur l’ensemble de ces affaires (dont deux sont passées sous silence depuis 8 jours). Il souhaite que les enquêtes soient diligentées, que toute la lumière soit faite, que des mesures soient engagées et des sanctions exemplaires soient prises si la responsabilité des policiers était effectivement reconnue. Le MRAP renouvelle sa demande selon laquelle des moyens et des pouvoirs supplémentaires soient donnés à la Commission Nationale de Déontologie de la sécurité et que les associations comme le MRAP puissent aussi saisir cette instance.