"Parrainage n'est pas soutien", tient cependant à préciser au Monde M. Danet, qui explique que s'il avait été de gauche, il aurait donné un "coup de pouce à Besancenot ou Bové".

Le conseiller général estime qu'il serait "extravagant" et "contraire à nos institutions que M. Le Pen ne soit pas présent au premier tour de l'élection présidentielle". "Les conséquences seraient très lourdes", insiste-t-il en faisant référence aux déclarations de M. Le Pen selon lesquelles son électorat pourrait sanctionner l'UMP : "L'absence d'un homme politique qualifié en 2002 pour le second tour de la dernière consultation présidentielle ferait peser un poids certain en la défaveur de l'UMP lors des présidentielles et des législatives à venir."

M. Danet, qui affirme "avoir pris seul" cette initiative, souligne toute fois qu'il se range "aux souhaits de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Alain Madelin" sur la présence de M. Le Pen à l'élection présidentielle. "J'invite mes amis et mes collègues à assumer leurs responsabilités civiques et à faire comme moi", lance l'élu. Dans un communiqué, M. Le Pen a aussitôt salué cette "initiative", ainsi que "l'appel de l'UMP aux élus non membres de partis politiques pour qu'ils parrainent les candidats qui n'ont pas encore réuni les 500 signatures", même s'il estime que "ce soudain empressement démocratique (...) résulte en fait des savantes analyses électorales de Nicolas Sarkozy". SOURCES : LE MONDE | 05.03.07 | 12h27 & AP | 05.03.2007 | 21:04