Aujourd’hui, les choses évoluent, avec la reconnaissance par l’ONU que la propagation de la grippe aviaire n’a plus rien à voir avec les oiseaux sauvages migrateurs. En effet, selon David Nabarro, le coordinateur du système de l’ONU pour la grippe aviaire et humaine, l’épidémie se propage actuellement à travers le commerce de la volaille, tandis que les autres méthodes de transmission connues du virus sont la contamination de l’eau et des sols, ainsi que la manipulation de volailles infectées.

Il est vrai que le discours passé, qui niait les causes directement imputables au marché mondial de la volaille, devient de plus en plus difficile à tenir quand, dans le même temps, le nombre d’oiseaux sauvages retrouvés contaminés est en chute alors que les contaminations d’élevages perdurent, pour ne pas dire plus…

Outre ce constat, D. Nabarro note que l’épidémie a toujours la potentialité de muter en une pandémie humaine, et qu’à ce titre la vigilance reste de mise, tandis que des efforts sont encore à faire pour se préparer à cette possibilité.